February 02, 2018

Chiens et chats, un business au poil

Les maîtres dépensent de plus en plus pour leurs animaux de compagnie. Nourriture, soins et assurance  représentent un pactole mondial de plus de 90  milliards d’euros.

 

Dans un centre de médecine traditionnelle chinoise destiné aux animaux, à Shanghaï (Chine), en août  2017.

 

Au Salon de l’agriculture, qui a ouvert ses portes le samedi 24 février, le public se presse non seulement pour admirer les vaches, mais également pour découvrir les prouesses des braques d’Auvergne, épagneuls bretons et autres bichons frisés, tous en lice pour décrocher la médaille d’or du concours agricole canin. Et il vient en masse pour suivre aussi la sélection féline du meilleur représentant de la race abyssin, british short­hair ou persan. Lui aussi dûment médaillé.

« Les concours portent sur une sélection morphologique pour déterminer l’animal le plus proche du standard de sa race ou sur une sélection comportementale pour les chiens de travail ou de compagnie. Ils sont très importants pour les éleveurs », explique André Varlet, le directeur de la Société centrale canine. Il estime le nombre d’éleveurs canins professionnels à 15 000 en France et les naissances à 700 000 par an, dont 250 000 chiens de race.

En 2017, trois chiens de berger ont monopolisé le podium. Bergers belges, australiens et allemands ont fourni les plus gros contingents de chiots. Suivent les golden retrievers, les bull-terriers, les chihuahuas, les labradors ou les king-charles. Il faut attendre la dixième position pour trouver une race française, en l’occurrence le bouledogue.

« La France est le premier pays au monde en matière de races de chien de par sa tradition de chasse et sa diversité géographique », affirme M. Varlet. Mais sur les cinquante-cinq répertoriées, quarante-neuf sont qualifiées de vulnérables car leurs effectifs se réduisent, à l’instar du barbet ou du braque de l’Ariège.

L’animal, « quasi-signe extérieur de richesse »

Pré-commander